Travail de rue avec
les personnes sans-abri
Appelez-nous

Travail de rue

Un travail sur le lieu de vie des personnes sans-abri à Bruxelles

Le travail de rue s’inscrit dans une démarche proactive d’aide aux personnes sans-abri à Bruxelles. Nous offrons écoute et soutien aux personnes rencontrées sur leur lieu de vie et construisons ensemble un parcours d’accompagnement personnalisé.

Les situations des personnes rencontrées en rue sont toujours uniques, singulières et complexes. Et les profils de ces personnes hétérogènes. Il faut en tenir compte. Les réponses standardisées doivent être complétées par une aide sociale sur mesure, liée aux attentes et aux besoins propres à chaque habitant de la rue. Dans le cas contraire, l'incompréhension et le sentiment de rejet s'installent et se renforcent. C'est sur cette base que nous réalisons notre travail de rue à Bruxelles. 

Nos interventions 

Dans un premier temps, le contact est un but en soi. Nous cherchons à faire émerger une relation pleine de sens et aussi équilibrée que possible ; une relation humaine empreinte d'empathie, de confiance et d'attention pour l'autre. Ce soin proche et attentionné sert de base au travail de motivation au changement et à la mise en place d'un parcours d'accompagnement dans lequel le travailleur de rue pourra jouer un indispensable rôle d'orientation et de "fil rouge".

L'accompagnement psychosocial est global en ce sens qu'il touche tous les domaines de la vie des personnes soutenues. Nous privilégions les réponses du réseau aux réponses directes. Par exemple, nous organisons ou assistons à des concertations de soins. Néanmoins, il nous arrive, face à des situations qui l’exigent (urgence médicale…) d’aider ou de soigner des personnes en rue. Il s’agit d’une part marginale de notre travail. 

Le travail de rue ne se veut pas être un service social supplémentaire. Il s’agit plutôt d’une passerelle vers les services qui répondent aux besoins des personnes sans-abri à Bruxelles. Ces relais prennent la forme d’orientations et d’accompagnements physiques. Plus de 75% des relais se font à destination de services généralistes. Dans une optique d’inclusion sociale et d’ouverture de droits, nous avons tendance à privilégier ce type de réponses aux solutions plus spécifiques offertes au sein du secteur d'aide aux sans-abris.

DIOGENES travaille sur les terrains de vie des habitants de la rue. Nous déployons notre action essentiellement sur le territoire de la Région de Bruxelles-Capitale, et occasionnellement au-delà. Dans tous les cas, nous nous considérons comme « visiteurs » ou « invités » des personnes que nous accompagnons. Nous mettons un point d’honneur à nous comporter dans leurs lieux de vie avec tous les égards et le respect que nous devons à nos hôtes. Nous sommes tout particulièrement attentifs aux obligations et devoirs que nous impose ce statut lorsque nous nous rendons dans des squats ou des services d’aide.

Pour en savoir plus sur nos interventions, cliquez ici.

L’aide aux personnes sans-abri en hiver

Pendant longtemps, les décideurs politiques octroyaient des financements de projets selon la “logique du thermomètre” : partant de l’hypothèse que la survie en rue était plus complexe pendant les mois d’hiver qu’aux autres moments de l’année, de nombreux projets de gestion d’urgence ont pu être mis en place. Par exemple, en 2020, grâce au projet 86.400, DIOGENES a pu :

  • renforcer le travail de rue en journée avec une attention particulière aux plus vulnérables
  • Développer ponctuellement le travail de rue en matinée et en soirée, lorsqu'il y a moins de services actifs en rue.
  • Renforcer le travail de rue dans les alentours directs du dispositif hivernal (centres d’hébergement d’urgence, services d’accueil de jour, etc.)
  • Renforcer les liens avec les centres d’accueil de jour, les centres de santé mentale, le secteur d’aide au logement, et chacun des partenaires du dispositif 86.400, afin d'assurer une bonne liaison.
  • Professionnaliser le travail de rue exploratoire.
  • Renforcer ses services de médiation interculturelle.

Cependant, le Collectif les Morts de la Rue Bruxellois a démontré qu’il n’y avait pas plus de décès en rue pendant la période hivernale. Chez DIOGENES et partout dans le secteur d’aide aux personnes sans-abri, nous encourageons les politiques à s'éloigner de cette gestion d’urgence et prônons plutôt des solutions structurelles et sur le long terme.